À VOUS TOUS QUI AVEZ PARTICIPÉ UN JOUR À NOS ACTIVITÉS :

 

Cet espace est destiné à vous rappeler que nous accueillons vos témoignages qui resteront confidentiels si vous le souhaitez.

Ils nous aideront à mieux vous rencontrer encore à l'avenir.

Si toutefois vous êtes d'accord pour que nous publiions vos textes - identifiés ou anonymes - , nous en serons heureux.

Nous vous en remercions.

L'Équipe des intervenants de Coeur.com

adresse postale:
ProductionsCoeur.com/europe
avenue du Monde, 90, BE-1400 Nivelles (Belgique)
adresse mail: regine.parez@skynet.be

 

TÉMOIGNAGES

 

Avec sa permission, nous publions ici le beau témoignage de Mitra qui participait en juillet 2009 au grqnd séminaire que Guy corneau animait avec son équipe au Domaine du Fan dans le Limousin sur le thème du « ‘Meilleur de soi »

La chenille contemple le paysage
A travers le fin grillage
Et se dit qu’elle irait bien faire
Un voyage sans retour au-delà des barrières

Elle en connaît qui l’ont pris
Leur élan vers l’infini
Entrant dans le cocon
Sortant en papillons
Déployant leurs ailes colorées
S’envolant vers les  fleurs sucrées

 Bon allez, approchez,
Je vais vous raconter un secret

 En fait ce n’est pas la première fois
Qu’elle fait un rêve comme celui-là

Elle était bien jeune mais avait déjà senti
L’absurdité de sa petite vie
Le non-sens de la vie
A ramper, se gaver
Voir petit, son nombril
De lombric
Que du vert
N’être qu’un ver
Etre lourde
Et très gourde

Son cocon, elle l’a fait
Bien que de partout ça criait
(Ceux-là même qui lui récitaient ces beaux poètes perses
Roumi, Khayam, Ferdowsi, Saadi, Hafez
Culture extérieure de façade
Pas de vécu, simple marmelade
Qu’on étale en société
Pour rassurer son identité)

 Donc son cocon, elle l’a fait
Bien que de partout ça criait
Que fait-elle l’insolente ?
Se prend pour qui l’ignorante ?
Oh ! C’est passager
Ca va lui passer
Petite crise
Pour dire « j’existe ! »
Caprice de chenille
En plus une chenille fille

 Mais avaient-ils raison ?
Car sortie de sa prison
Au regard du simple mortel
Elle se brûla les ailes
Et le cocon à l’envers
Lentement la ramena
Sur les feuilles de la terre
Où le faire-semblant règne
Etudia, se maria, procréa
Comme on lui avait toujours dit de faire
Paraît-il que c’est comme ça qu’on est heureux sur terre

Et c’est vrai qu’elle les aime ces petites merveilles
Mais son cœur se saigne
A la seule idée
Qu’elle et lui ont transmis
Cette drôle de maladie
Qui est d’être chenille
Un garçon, une grande fille
Comme pour perpétuer la race
Comme pour laisser une trace

Mais cette histoire, elle n’en veut plus
L’a déjà tant de fois vécue
Rompre le cercle mais comment ?
Faire une prière, redevenir enfant,
Douter, se faire toute petite, s’ouvrir, aimer
Le cocon, elle l’a déjà fait

Les ingrédients, elle les connaît
Mais une main tendue
Ne serait pas de refus

Quelqu’un qui lui dirait
Suis ton cœur, allez !
Il eut bien ce chenillon
Ou ce papille
Ou peut-être un papillon
A qui il manquait juste les mots
Fou amoureux se disait-il
Prêt à les prendre tous les trois
Sous sa moitié d’aile de roi

Mais un foyer même de chenilles
Ca ne se brise pas
Pas si facilement que ça
Et puis elle veut l’avoir en soi
Etre à la fois la reine et le roi

 Notre chenille reste donc derrière le fin grillage
Soupire, attend et reste sage

 Soudain apparaît au loin et si près à la fois
Un  papillon
Si magnifique, bien vivant celui-là
Portant dans son cœur
Tous les papillons déguisés en chenilles
Des plus démoniaques aux plus démunis
Leur répétant sans cesse
Vous êtes papillons
Ce n’est qu’un déguisement
Que vous portez depuis trop longtemps
Sortez donc de votre envoûtement
Retirez-le !
Soyez heureux !

 Lui sa liberté
Il ne l’a pas volée
L’a payé si cher de n’avoir pas eu de père
S’est tant imprimé dans son corps
Qu’il en a frôlé la mort
Et n’a eu qu’un seul choix
Prendre l’élan vers le soi

Devenu un modèle
Qui parfois le dépasse
Il déploie ses grandes ailes
Pour que de loin on l’embrasse
Pour que de loin on l’enlace
Qu’on attrape sa fièvre
D’aller vers la lumière
Qu’on attrape sa fièvre
De vivre dans la lumière

 Notre chenille l’admirant
Se rappelle, se renferme
Se transforme, se libère
S’embrasant d’Amour
Qu’elle distribue tout autour
Aidant les merveilles
A prendre leur élan à leur tour
Un peu plus chaque jour
Un peu moins certains jours

 Car être papillon sur terre
Ce n’est pas qu’un doux rêve
Et le cocon à l’envers
Ca existe et c’est l’enfer

 Alors elle se donne des moments
Où elle butine les fleurs de l’Amour

La gaîté de son nouveau cœur tous les jours
(En y ajoutant toujours une bonne dose d’humour !)
Laisse s’exprimer le personnage chenille
Car il en restera toujours des vestiges

L’observe de loin
Maintenant le connaît bien
Bienveillance et patience
Discipline et maîtrise
Doser les ingrédients
Trouver un équilibre
Etre un alchimiste
Consacrer la merveilleuse énergie
Et danser, jouer et rire (dommage chanter elle ne sait pas !)

 Simplement elle a un rêve…..

 Bien sûr les personnages de cette histoire
Ne sont ni tout blancs ni tout noirs
C’est une lecture de destinée
Quelque peu sublimée
Mais qui donne du sens
Tellement de sens…

 Rajoutons que le foyer
A finalement été brisé
Car une histoire mal commencée
Est souvent mal terminée

Mais c’est un mal
Pour un bien
Et les merveilles au final
S’en porteront très bien…

(s:) MITRA

 

                                                                                                       

 

Deux participants partagent leurs témoignages après le Grand Séminaire : Le Meilleur de soi ! donné par Guy Corneau et son équipe en 2009

Le premier témoignage est une image de Gérald Grivel prise en août 2009 au Domaine du Fan dans le Limousin.

(ndr: photo de l'ouverture vers le ciel de la construction ovoïde de Pol Marchandise. Cet ensemble en bois a servi de point de ralliement pour de nombreuses manifestations de groupe, surtout le soir, la lumière l'éclairant de l'intérieur, et fusant vers le haut.)
 

                                                               

                                                           Image de Gérald Grivel/séminaire cœur.com en France

 

Le second est écrit par Ursula après le séminaire qui a eu lieu au Centre Nature de  Borzée (Belgique) en septembre 2006

La souffrance de notre Terre Mère
Inspire la paix sur terre !
Elle fait vibrer en Soi
Le cœur des éléments
Et joue la musique de son Ame
Afin d’unir chaque partie d’elle-même
Et joindre les ponts en légèreté
Pour remercier la Vie de ses floraisons 

Le totem

La nature est miroir,
Elle m’offre son essence.
Le conteur m’accorde des vibrations,
Mes sens les accueillent
Et ma plume légère pose son empreinte en trace d’encre.
Sur la terre, un voile aux tons violet soutenu, turquoise
Et bleu mature ondule;
Sur cette ondulation une écorce de bouleau offre la douceur
Et accueille un petit nid de laine de mouton
Dont l’envol s’est terminé à l’orée des bois;
Je glane ces cadeaux de la nature
Pour la mise en scène de ma vie.
Un champignon blanc,
es fleurs et quelques graines rouges, orange et jaunes
Accompagnent le mouvement.
Des petites fougères très légères,
Ainsi que des longues tiges violacées,
Décorent la poupe de la barque improvisée.
Sur la vague une plume blanche flotte au gré des vents,
Dans l’espace un conteur relie la terre et le ciel.
Ma danse s’immobilise pour capter les ondes d’inspiration
Et leur message vibre en une ondulation de mots colorés.

 Merci Marie-Christine et Pierre de votre générosité;
Merci à tous pour votre présence et votre accueil.

                                                                             Ursula

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